Les chiens aboient et la caravane passe Nous réaffirmons qu’avant que la loi ne soit déposée, le comité SEV/TPG n’a été ni consulté ni informé du contenu de celle-ci et, en particulier, sur les conséquences d’une telle loi pour nos retraites. Il y a eu disfonctionnement à la caisse de pension et les représentants du personnel ne semblent pas avoir eu connaissance de tous les tenants et aboutissants de ce qui allait amener à ce projet de loi. Ni les syndicats, ni le personnel n’ont été informés correctement. C’est un problème important qu’il faudra régler. Ceci-dit, le comité SEV-TPG a tout de suite réagit en prenant connaissance de la loi. Quant à la raison qui a été invoquée pour ne pas se présenter à la Commission des finances du Grand Conseil genevois, c’est que le comité n’avait pas encore discuté de la loi. Mais reste, et nous le réaffirmons, que nous avons réagi. C’est bien cette réaction qui froisse la présidente du Conseil d’administration et le directeur de la fondation qui, nous l’espérons, a reçu le mandat du comité de fondation pour contresigner cette info présidence. Au lieu d’agir, aurions-nous dû regarder ailleurs et attendre que la loi soit acceptée pour réagir sur « l’addition » qui serait présentée au personnel ? C’est ce qui était prévu ! Aujourd’hui, en découvrant cette « addition », le comité SEV-TPG la présente et la dénonce. Ce qui est remarquable, c’est que les chiffres mis en avant dans le document du SEV-TPG n’ont aucunement été démentis. En tant que syndicat nous n’avons de comptes à rendre qu’à nos membres et c’est ce que nous nous préparons à faire à travers des assemblées. Contrairement à ce qui est affirmé, nous ne sommes pas opposés à une recapitalisation de la caisse de pension, mais cette recapitalisation ne doit pas se faire à n’importe quel prix. C’est dans ce sens qu’en tant que syndicat, nous avons rencontré des députés des partis présents au Grand Conseil pour que ceux-ci apportent des amendements au projet de loi afin que la recapitalisation soit prise en charge par l’Etat sans passage en primauté de cotisations et sans baisse des prestations. Et vous, Madame la Présidente et M. le directeur, vous qui vous souciez soi-disant de l’avenir de nos retraites, où étiez-vous ? Nous, nous nous battons pour une recapitalisation pour des retraites dignes et non pas pour une recapitalisation pour faire de « l’efficience » qui a, en réalité, un tout autre but. Nous, nous nous battons afin que la Fondation reste EN FAVEUR du personnel des TPG et qu’elle ne serve pas à autre chose. Il est inadmissible que le personnel, attaché à sa mission de service publique en effectuant son travail avec la conscience de cette responsabilité, soit « remercié » par des attaques sur ses futures retraites.